Highguard tente de se frayer une place dans l’univers saturé des hero-shooters free-to-play. Shadowdroppé aux Game Awards 2025, ce FPS mêlant SF militaire et fantasy peine à convaincre après ses premières semaines d’exploitation, avec une chute de fréquentation de 90%.
L’essentiel
- Sortie : 26 janvier 2026
- Plateformes : PS5, Xbox Series, PC
- Modèle : Free-to-play avec crossplay
- Modes : PvP 3v3 et 5v5 (parties classées à venir)
- Contenu au lancement : 8 personnages, 4 cartes
- Fréquentation : Pic à 100 000 joueurs, désormais divisé par 10
Un mélange fantasy-SF sans substance narrative
Highguardpose son univers autour du continent éponyme, théâtre d’un conflit entre "Wardens", guerriers dotés d’armes futuristes et de capacités mystiques. Huit personnages jouables incarnent cette dualité : moine, rebelle, assassin, magicienne, barbare. Tous convergent vers Highguard pour des motivations variées (honorer une promesse, découvrir un mystère, sauver leur peuple).
Le studio Wildlight Entertainment a choisi d’évacuer toute cinématique narrative, contrairement à l’approche de Concord. Le lore se cache dans les menus, les descriptions d’armes et d’objets. Un choix étonnant puisque le jeu bénéficie d’un doublage français intégral. Les montures (gryphons, panthères, ours, chevaux) côtoient vaisseaux et installations futuristes, mais cette juxtaposition reste purement esthétique.
Une boucle de gameplay lisible mais répétitive
Chaque partie suit un schéma identique : fortification de la base (quelques secondes pour barricader murs, portes, fenêtres), phase de loot à dos de monture (armes, armures dans des coffres, cristaux à miner contre du stuff), capture du "shieldbreaker" pour briser les défenses adverses, puis destruction de la base ennemie via plusieurs bombes.
Les quatre cartes disponibles – Rivermark (rivière et prairies), Kingdom (ruines médiévales), Vesper City (oasis désertique), Summit (cimetière montagnard) – offrent des topographies variées. La roadmap laisse entrevoir d’autres biomes. L’interface reste claire, même pour les néophytes. Le respawn s’effectue en dix secondes sur des points stratégiques, avec possibilité de téléportation. En crossplay face à des joueurs PC, l’expérience console souffre toutefois d’un déséquilibre manifeste.
La malédiction du hero-shooter se confirme
Malgré des vétérans de Titanfall et Apex Legends dans l’équipe, Highguard rejoint la longue liste des FPS multijoueurs qui s’essoufflent rapidement. Le passage de 100 000 à 10 000 joueurs en quelques semaines pose la question de la saturation du marché. Arc Raiders, Helldivers 2, l’échec retentissant de Concord : le public semble scotché à ses habitudes et n’adopte un nouveau titre que s’il apporte une vraie rupture.
Ni l’univers, ni le gameplay de Highguard ne créent ce différenciant. La boutique en ligne (skins, personnalisation) ne suffira probablement pas à inverser la tendance. Ce constat renforce les inquiétudes autour du prochain Marathon de Bungie, attendu dans les mois à venir.
Le studio devra déployer sa roadmap de contenu rapidement pour espérer fidéliser une base de joueurs minimale.
