Test et avis du jeu Control Resonant

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avis control resonant
Fiche du jeuPayant
Éditeur
Remedy Entertainment
Sortie
2026-09-24
Genre
Action-aventure RPG
Univers
Manhattan contemporain déformé par une catastrophe paranaturelle
Plateformes
PC (Windows), PlayStation 5, Xbox Series X|S, Xbox Cloud Gaming, GeForce NOW
Langue
Multi

Un Manhattan déformé, une suite qui tient sa promesse

Control Resonant, sorti il y a 6 jours (le 24 septembre 2026), envoie le joueur dans un Manhattan tordu par une catastrophe paranaturelle. Notre avis sur Control Resonant tient en une idée : Remedy livre une suite qui élargit l'univers de Control, avec des combats rapides, des décors franchement étranges et une direction artistique qui déforme le réel. Le début traîne un peu et les affrontements finissent par se répéter, mais l'ambiance surnaturelle tient la distance.

Manhattan déformé dans Control Resonant

Fiche technique

DéveloppeurRemedy Entertainment
ÉditeurRemedy Entertainment
Date de sortie24 septembre 2026
PlateformesWindows, PlayStation 5, Xbox Series X|S, Xbox Cloud Gaming, GeForce NOW (versions Mac annoncées pour plus tard en 2026)
Modèle économique et prixJeu payant, 59,99 €
GenreAction-aventure RPG surnaturel à structure semi-ouverte
Mode de jeuSolo
LanguesDont le français
Avis SteamTrès positives, 90 % positifs sur 9316 avis

C'est quoi, ce jeu ?

Control Resonant est un action-aventure RPG solo développé et publié par Remedy Entertainment, suite directe de Control. L'histoire se déroule dans un Manhattan contemporain que des phénomènes paranaturels ont rendu méconnaissable : rues déformées, architecture tordue, ambiance de thriller surnaturel et de science-fiction inquiétante.

Le héros change. On prend la main sur Dylan, le frère de Jesse Faden, l'héroïne du premier jeu. Jesse a disparu, et c'est à lui de sortir du Bureau fédéral de contrôle pour pacifier le monde au-dehors. Le jeu reste dans la droite lignée de Control et d'Alan Wake 2 pour l'ambiance et la direction artistique.

Remedy le présente comme une suite majeure, à la structure plus ouverte que le premier épisode, et le projet est coproduit avec Annapurna Pictures. Ce Manhattan semi-ouvert reste pourtant loin de l'ampleur d'un Cyberpunk 2077 : l'expérience demeure cadrée et tournée vers le surnaturel.

Combat nerveux contre ennemi dans Control Resonant

Comment ça se joue

La boucle tient en quelques gestes : explorer une zone de Manhattan, avancer dans l'intrigue, affronter des ennemis paranaturels, résoudre des situations et débloquer de nouvelles capacités. Autour, des événements et des activités annexes donnent des raisons de quitter le chemin principal. Des joueurs citent les coffres à dénicher, les énigmes et les quêtes secondaires comme ce qui casse la routine.

Comme tout jeu d'action, Resonant se juge d'abord sur ses combats. Plusieurs avis Steam les trouvent rapides et dynamiques, avec des ennemis qui n'encaissent pas trop de dégâts. Dylan dispose de 3 armes principales et de 3 armes secondaires, et la presse relève que les possibilités de stratégie s'étoffent au fil de l'aventure.

La progression empruntée au jeu de rôle déçoit davantage. Une partie des joueurs juge l'arbre de compétences pauvre, fait surtout de petits bonus en pourcentage et de combos sans relief. Les affrontements finissent par se répéter, un reproche qui revient chez les avis négatifs comme chez certains avis positifs.

Le début est le passage le plus contesté. Plusieurs retours le décrivent comme lent, parfois frustrant, avec une difficulté bien présente dès les premières heures. Des joueurs racontent ensuite avoir trouvé leur rythme, à mesure que le combat évolue et que l'exploration s'ouvre. La presse note de son côté que la structure semi-ouverte, avec ses détours, peut alourdir la progression.

Face à Control, plus resserré et plus linéaire, Resonant élargit le terrain de jeu. Alan Wake 2 penchait vers le thriller narratif et l'horreur, alors que cette suite mise plus directement sur l'action et les pouvoirs. Les amateurs de The Last of Us Part II, aventure d'action très scénarisée et linéaire, y trouveront un rythme plus libre mais moins dirigé.

Direction artistique et technique

Le style mêle réalisme stylisé et science-fiction surnaturelle, avec une idée directrice : déformer le réel. Un Manhattan reconnaissable mais altéré, une mise en scène chaotique et une architecture urbaine transformée donnent au jeu une identité visuelle immédiate. La presse parle de visuels impressionnants.

Les joueurs insistent surtout sur le level design. Les niveaux enchaînent des lieux étranges et originaux qui collent à l'ambiance psychédélique, et la musique accompagne bien ce décor selon plusieurs avis. Un bémol revient pourtant : des joueurs trouvent que les décors et les cartes se ressemblent, avec moins de petits détails à observer que dans le premier jeu.

Sur PC, le jeu tourne bien. Plusieurs joueurs décrivent une version fluide avec le ray tracing au maximum, sans saccades. La configuration minimale demande un Intel i5-8500 ou un Ryzen 5 3500, 16 Go de mémoire, une GeForce GTX 1070 ou équivalent, et 120 Go d'espace disque sur un SSD obligatoire. La configuration recommandée passe à un Core i7-10700 ou un Ryzen 7 3700X, avec une RTX 3060 Ti.

Quelques critiques de presse mentionnent des problèmes techniques, sans qu'ils soient décrits de la même façon d'une source à l'autre. Le jeu ayant 6 jours, les premiers correctifs diront si ces soucis se résorbent.

Dylan armé dans Control Resonant

Durée de vie et prix

Control Resonant coûte 59,99 € sur PC, en achat unique. Aucun système de boosts ni de progression payante ne vient se greffer sur l'expérience, qui se joue en solo uniquement, sans coop ni PvP. C'est le tarif plein d'un gros titre solo.

Un joueur à 50 heures recommande le titre et dit avoir passé un bon moment. Il relève toutefois que le jeu lui a paru moins ouvert que son aîné, avec des assets et des cartes qui se répètent, et que l'histoire se concentre sur Dylan et Jesse en laissant le reste au second plan. Coffres, énigmes, quêtes secondaires et événements annexes aident à occuper le temps, à condition d'accepter que l'exploration ralentisse parfois le récit.

Les fans de Remedy y verront un prix cohérent avec un univers étendu et une coproduction soignée. Les acheteurs prudents, eux, peuvent attendre les premiers correctifs avant de passer à la caisse, surtout si un départ lent les inquiète.

Ce qu'en disent les joueurs

Sur Steam, la réception est très positive : 90 % d'avis positifs sur 9316 avis. Il s'agit des tout premiers avis, rédigés dans les jours qui suivent la sortie.

Les joueurs enthousiastes saluent d'abord le level design et ses lieux étranges, puis les combats nerveux, la musique et la fluidité de la version PC avec le ray tracing. Plusieurs fans de l'univers Remedy parlent d'une suite fidèle à l'esprit d'Alan Wake 2 et de Control, pour l'ambiance comme pour l'histoire.

Les critiques tournent autour de quatre points : un début lent, des combats qui se répètent, un arbre de compétences fait de petits pourcentages, et des décors qui se ressemblent. Un avis négatif s'étonne des bonnes notes de la presse, évoque une douche froide après un premier jeu adoré et juge le jeu répétitif dès que l'introduction est passée.

Côté presse, les notes vont de 3/5 chez Eurogamer à 9/10 chez COGconnected, avec 8,5/10 chez DualShockers et 7,5/10 chez CGMagazine. Les critiques saluent l'ambition, la direction artistique, l'univers paranormal et la narration. Ils regrettent un démarrage lent, une structure ouverte parfois pesante, et jugent le jeu bonne suite, sans qu'il fasse systématiquement mieux que le premier Control.

Le jeu ayant 6 jours, les avis récents ne permettent pas encore de dégager une tendance. Le jugement porté ici reste donc provisoire.

Rue altérée par le paranormal dans Control Resonant

Points forts et points faibles

Points forts

  • Des niveaux qui enchaînent des lieux étranges et variés, en phase avec l'ambiance psychédélique du jeu.
  • Des combats rapides, avec des ennemis qui n'encaissent pas trop de dégâts et 3 armes principales pour varier.
  • Une version PC fluide avec le ray tracing au maximum, sans saccades signalées par plusieurs joueurs.
  • Un Manhattan déformé à l'identité visuelle marquée, accompagné d'une musique appréciée.

Points faibles

  • Un début lent, avec une difficulté bien présente qui frustre une partie des joueurs.
  • Un arbre de compétences fait surtout de petits bonus en pourcentage, et des combats qui se répètent.
  • Des décors et des cartes qui se ressemblent, avec moins de petits détails à observer que dans le premier Control.
  • Une structure semi-ouverte dont les détours alourdissent parfois l'exploration.

Pour qui ?

Les fans de Control, d'Alan Wake 2 et de l'univers Remedy y trouveront leur compte, à condition d'accepter un début un peu lent. Les amateurs d'action-aventure solo, de récits surnaturels et d'exploration semi-ouverte ont de quoi s'occuper dans ce Manhattan altéré. Ceux qui aiment les niveaux à l'architecture improbable seront servis.

Passez votre chemin si vous attendez une révolution par rapport au premier Control ou un système de combat très profond. Celles et ceux qui cherchent une progression de jeu de rôle riche risquent aussi de trouver l'arbre de compétences maigre.

Arbre de compétences de Control Resonant

Le verdict

Control Resonant est une suite ambitieuse à recommander, avec un verdict provisoire à confirmer après les premiers correctifs. Il tient sa promesse d'un univers paranormal plus vaste, grâce à des niveaux étranges, une musique réussie et des combats nerveux. Sur PC, il tourne bien, ray tracing compris. Le début lent, les combats répétitifs et les décors qui se ressemblent l'empêchent de dépasser nettement le premier Control. Les fans de Remedy peuvent y aller, les autres peuvent patienter.

À lire aussi

Retrouvez la fiche Steam officielle.

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Guillaume L'Arpenteur
Guillaume L'Arpenteur
Auteur — Blog Jeu depuis 2020

Guillaume l'Arpenteur écrit sur les mondes ludiques sur blog-jeu.fr : jeux vidéo, rétro, jeux de société et grands classiques. Le nom vient de l'arpenteur, celui qui parcourt un territoire pour le mesurer et en dresser la carte : ici, celui des jeux, des consoles, des cartouches et des plateaux, avec un goût pour les titres que l'on a oubliés ou que l'on n'a jamais regardés de près. Il publie de l'actualité et des retours sur les classiques.