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Epic mise sur un extraction shooter Disney après 1 000 licenciements

12 Avr 2026

12 Avr 2026

Après avoir licencié plus de 1 000 employés en octobre 2023, Epic Games ne se contente pas de panser ses plaies. Le studio derrière Fortnite place désormais une partie de ses espoirs sur un jeu de tir extraction sous licence Disney, attendu pour novembre 2024. Un pari risqué, sur fond de doutes internes persistants.

L'essentiel à retenir

ÉlémentDétail
LicenciementsPlus de 1 000 postes supprimés chez Epic Games
Deal concernéAccord Disney / Epic valorisé à 1,5 milliard de dollars
Genre du jeuExtraction shooter avec personnages Disney
Sortie prévueNovembre 2024 (selon 4 employés actuels ou anciens)
Jeu comparableArc Raiders
Projets Disney total3 jeux en développement

Un extraction shooter Disney : l'idée qui divise Epic en interne

Selon Bloomberg, qui cite 8 employés actuels et anciens, le premier jeu issu du partenariat Disney serait un extraction shooter : les joueurs incarnent des personnages de l'univers Disney, combattent des ennemis et doivent atteindre un point d'extraction pour survivre. Le concept se rapproche d'Arc Raiders, sorti récemment dans l'espace compétitif des shooters d'extraction.

Problème : les revues internes pointent un manque flagrant d'originalité dans les mécaniques de jeu. Certains membres des équipes redoutent que le vernis Disney ne suffise pas à masquer une formule trop générique. D'autres, plus optimistes, estiment qu'Epic saura corriger le tir d'ici au lancement. Ce clivage interne n'a rien d'anodin pour un studio qui joue gros sur ce contrat.

Les trois jeux Disney et une chaîne de production sous tension

Le premier titre n'est pas seul dans le pipeline. Deux autres jeux Disney sont en cours de développement, mais le tableau est loin d'être serein. Le second projet a reçu des retours internes « middling », c'est-à-dire tièdes. Conséquence directe : des ressources allouées au troisième jeu ont été réorientées vers le second, après que Disney aurait exprimé sa déception face au calendrier de livraison d'Epic.

Liz Markman, directrice principale des communications mondiales d'Epic, a répondu à Bloomberg en défendant l'ambition du projet : « Nous construisons un nouvel univers de jeux et de divertissement d'expériences Disney. » Elle reconnaît par ailleurs qu'« Epic a des calendriers agressifs, et ça a toujours été le cas », justifiant les réallocations de développeurs sur les projets proches de leur sortie.

Ce n'est pas la première fois que cette approche pose problème. Selon les mêmes sources, Epic lance régulièrement des produits avant que ses propres équipes ne les jugent prêts. Le mobile store et les tentatives autour des jeux générés par les utilisateurs ont tous deux déçu, tout comme plusieurs modes Fortnite fermés dans la foulée des licenciements, dont Ballistic et Rocket Racing.

Perspective : Epic face à un secteur qui ne pardonne plus les sorties précipitées

Le contexte sectoriel rend la situation particulièrement délicate. L'extraction shooter est un genre saturé : Hunt : Showdown, Dark and Darker, Marauders ou encore Arc Raiders se disputent une base de joueurs exigeante, peu encline à adopter un nouveau venu sans identité mécanique forte. Coller des personnages Disney sur une structure générique n'a historiquement jamais suffi, comme l'a montré Disney Speedstorm, accueilli avec tiédeur malgré son line-up de licences.

Epic se retrouve dans une position inconfortable : le studio doit prouver à Disney que l'investissement de 1,5 milliard de dollars génère de la valeur, tout en reconstituant des équipes après des licenciements massifs et en gérant la désaffection de communautés Fortnite habituées à des mises à jour régulières. Les anciens employés ayant témoigné auprès de Bloomberg dessinent une organisation sous pression, où la vitesse d'exécution prime sur la qualité perçue en interne.

La prochaine étape sera décisive : une annonce officielle du premier jeu Disney par Epic, attendue dans les prochains mois, déterminera si le studio parvient à transformer ce partenariat colossal en franchise viable, ou si 1,5 milliard de dollars ont financé une série de faux départs.

Guillaume

Auteur — Blog Jeu depuis 2020

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