Le beat’em all, ou beat’em up en anglais, signifie « tabasse-les tous ». On avance dans un décor, souvent une rue ou un entrepôt, en affrontant des vagues d’ennemis à coups de poing, de pied ou d’armes ramassées au sol.
L’âge d’or de l’arcade
Kung-Fu Master, en 1984, pose les bases. Double Dragon, en 1987, ajoute le jeu à deux, qui devient l’une des marques du genre. Capcom signe ensuite Final Fight en 1989, et Sega répond sur console avec Streets of Rage en 1991. Les salles d’arcade résonnent alors de coups de poing, et chaque borne attire des duos de joueurs.
Le genre décline avec l’arrivée de la 3D, avant de revenir sous une autre forme : les jeux d’action à la troisième personne comme Devil May Cry, centrés sur les enchaînements de coups, que l’anglais range parfois dans le hack’n slash.
Beat’em all ou jeu de combat
Le beat’em all oppose un ou deux joueurs à des dizaines d’ennemis gérés par le jeu. Le jeu de combat, lui, organise des duels en un contre un, souvent entre joueurs.
L’exemple le plus marquant
Streets of Rage 4, sorti en 2020 et co-développé par des studios français dont Dotemu, a prouvé que le genre pouvait revivre. Il reprend la série de Sega là où elle s’était arrêtée vingt-cinq ans plus tôt, avec des dessins faits main, et il a séduit aussi bien les nostalgiques que les nouveaux venus.
Le beat’em all dans nos tests
Le genre se joue idéalement en coopération sur le même écran. Tu le retrouves dans nos tests de jeux d’action, et c’est l’un des piliers du rétrogaming.
Questions fréquentes
Quelle différence entre beat’em all et beat’em up ?
Aucune : beat’em all est le terme employé en France, beat’em up le terme anglais.
Peut-on jouer à deux à un beat’em all ?
Presque toujours. Le jeu à deux fait partie de l’identité du genre depuis Double Dragon.
