Le speedrun consiste à terminer un jeu le plus vite possible, chronomètre en main. Les speedrunners répètent les mêmes passages des centaines de fois pour gagner quelques fractions de seconde, et comparent leurs temps dans des classements mondiaux.
Une passion née sur les forums
Les joueurs ont toujours cherché à finir leurs jeux vite, mais le speedrun s’organise dans les années 1990 autour des parties enregistrées de Doom et Quake, partagées en ligne. Les vidéos en ligne puis le streaming lui donnent ensuite un public immense. Les jeux rétro, comme Super Mario Bros., sont parmi les plus disputés, et le jeu de plateforme est un terrain de prédilection.
Catégories et bugs
Chaque jeu a ses catégories. La plus célèbre, any%, autorise à finir le jeu par n’importe quel moyen, sans obligation de tout ramasser. La catégorie 100 %, au contraire, impose de tout compléter. Les speedrunners exploitent volontiers les bugs pour traverser des murs ou sauter des niveaux entiers, découvrant parfois des failles des décennies après la sortie du jeu. Cela fait du speedrun une branche à part du rétrogaming.
L’exemple le plus marquant
Les marathons Games Done Quick réunissent chaque année les meilleurs speedrunners pendant une semaine de diffusion continue. Ils ont récolté des dizaines de millions de dollars pour des associations caritatives depuis leur création.
Questions fréquentes
Que veut dire any% ?
Une catégorie de speedrun où l’on finit le jeu par n’importe quel moyen, sans tout compléter.
Les bugs sont-ils autorisés ?
Dans la plupart des catégories, oui. Certaines catégories les interdisent explicitement.
